
Le Nordeste brésilien fait rêver beaucoup de kitesurfeurs. Vent régulier, grands espaces, lagunes flat… Raison pour laquelle deux de nos conseillers voyages sont partis plusieurs jours à Parajuru, Pontal de Maceio et Cumbuco pour vérifier sur place !
Ombeline allait prendre ses premiers cours de kitesurf. Nathalie, elle, allait découvrir cette côte qui la faisait rêver depuis si longtemps.
Parajuru : un spot rassurant pour apprendre
Notre tandem de choc a atterri à Fortaleza de nuit. En sortant de l’aéroport, le vent soufflait encore. C’est un détail, mais quand on vient pour naviguer, c’est plutôt bon signe ! De quoi ajouter une couche d’excitation supplémentaire.
La route vers Parajuru prend environ deux heures. En chemin, le chauffeur s’est arrêté dans une station-service et est revenu avec une paçoquita, une petite douceur brésilienne aux arachides, totalement addictive !
À l’arrivée, l’ambiance est totalement différente de celle des grandes stations balnéaires. Parajuru est un village paisible. Les pousadas sont installées dans des jardins tropicaux et leurs terrasses sont ombragées. Les journées se suivent au rythme du vent et des marées.
La lagune : un terrain d’apprentissage idéal

La lagune principale se trouve juste en face du centre KBC et de la pousada Maré Alta.
À marée haute (environ une heure et demie avant et après le pic), le plan d’eau s’élargit en devenant peu profond. C’est un environnement très rassurant pour s’initier au kitesurf.
Ombeline a commencé par le pilotage, puis la nage tractée avant d’essayer de se mettre debout. Nathalie qui naviguait souvent à ses côtés a pu constater une nette progression jour après jour !
Le spot permet vraiment de s’amuser. Il y a peu d’espace mais également peu de monde, et les conditions sont assez stables.
Pour le wingfoil, la lagune est en revanche trop peu profonde pour naviguer correctement. Elle reste intéressante pour travailler la wing sur un paddle et apprendre les bases, sinon c’est direction l’océan.
Un soir, la marée et le coucher de soleil se sont parfaitement alignés. Il y avait seulement trois riders sur l’eau, profitant d’un vent régulier et d’une belle lumière dorée. Ce genre de session reste longtemps en mémoire, peut-être l’une des plus belles que notre binôme ait jamais faite.
L’ambiance à Parajuru
Ce qui marque à Parajuru, c’est la simplicité et la convivialité. Les riders se retrouvent le soir dans les barracas ou dans les bars des pousadas. On mange (tôt !), on débriefe les sessions de la journée, en mélangeant l’anglais, le portugais, des gestes et de la bonne humeur !
Le rio Piranji : une session différente

Ce matin-là, la marée empêchait la navigation dans la lagune. Tandis qu’Ombeline prenait son dernier cours avant de partir vers Pontal de Maceio, Nathalie s’est vu proposer une sortie vers le rio Piranji, à quelques kilomètres.
Une fois le matériel fixé sur le toit du buggy, il ne restait plus qu’à profiter d’un paysage de plus en plus sauvage
À l’arrivée, le plan d’eau était parfaitement flat et le vent régulier. Il n’y avait que trois personnes sur le spot.
Ce type de spot permet vraiment de s’amuser. Nathalie en a profité pour travailler le beach start et enchaîner quelques sauts alors que les copains de ride s’amusaient à tenter leurs premiers backrolls.
Ivo, le beachboy, restait à proximité pour aider à poser les ailes et garder un œil sur tout le monde.
Au retour, certains avaient choisi de rentrer en downwind. Nathalie a repris le buggy avec Ivo, et avec la musique à fond ! Une journée comme on les aime chez Fun & Fly ! .
Pontal de Maceio : plus d’espace, plus de variété
Après quelques jours à Parajuru, l’équipe rejoignait Pontal de Maceio.
Le spot est plus vaste et les possibilités de navigation sont plus nombreuses.
À marée basse, l’espace devient immense. À l’embouchure du rio, l’eau est très flat mais le courant se fait sentir. Le long de la plage, on alterne avec un léger clapot. En tirant quelques bords vers Canoa Quebrada, on trouve même des vagues.
C’est ici qu’Ombeline a réussi ses premiers bords ! La voir parcourir plusieurs dizaines de mètres sans tomber fut un moment jouissif
Leurs compagnons de voyage de Parajuru étaient tout aussi curieux de tester ce spot et les ont rejoint pour une superbe session. Quoi de mieux que de partager ces moments entre amis !
Ils ont navigué avec le matériel du Jaguaribe Kite. Tout était récent et bien entretenu, ce qui est important quand on apprend.
Il y a plus de riders qu’à Parajuru mais l’espace reste largement suffisant pour naviguer confortablement.
Cumbuco : une ambiance plus sportive
Ombeline et Nathalie ont passé moins de temps à Cumbuco. L’atmosphère y est totalement différente.
La lagune de Cauipe est très fréquentée et attire beaucoup de riders avec un certain niveau. On est beaucoup plus dans la démonstration.
De fait, le spot n’est pas adapté pour les débutants. Côté océan, les conditions ne sont certes pas aussi confortables que dans une lagune, mais c’est un vaste terrain de jeu pour apprendre et progresser en toute sécurité.
Les hébergements que nous avons aimés
À Parajuru :
- Maré Alta, pour son calme et son jardin tropical
- Vila Jardim, pour l’accueil chaleureux de Franz
À Pontal de Maceio :
- Jaguaribe Lodge, confortable et bien situé
- Jaguarindia Village, face à l’océan avec une vue incroyable au réveil
Ce que l’équipe a retenu de son séjour kite au Brésil

La période mi-juillet à fin septembre est particulièrement intéressante, avec un vent régulier et une fréquentation plus que raisonnable.
Chaque spot apporte quelque chose de différent :
- Parajuru est parfait pour apprendre dans un cadre rassurant
- Pontal de Maceio permet de progresser avec plus d’espace
- Cumbuco ajoute une dimension plus festive
Ombeline est rentrée avec ses premiers vrais bords.Et Nathalie avec la confirmation que ce Nordeste brésilien est un must pour naviguer.